Mohamed

Mohamed & Mohamed

C’est simple, quand je vois l’état du monde autour de moi, tous les jours c’est du bénéfice, ce qui fait que quand je me lève, le fait de me lever et de voir le jour, déjà je suis un homme heureux, alors si je croise un sourire par-dessus le marché…hé, c’est l’Amérique

Mohamed & les autres

Oui je me souviens de quelqu’un qui m’a fait beaucoup up de bien, alors je vous plante le décor : c’ est les années 60, on habite en famille nombreuse dans la rue Bachelet, et pour vous dire la vérité on mange un repas ou un demi repas par jour, c’est la grande misère, mais on est heureux hein …je suis assis sur une marche, je suis avec ma soeur qui a un an de plus que moi, j’ai 3ans elle doit avoir 4 ans, et une odeur de pain au chocolat et de croissant envahit mes narines, mais à un point que c’est obsessionnel, on suit l’odeur, on marche une vingtaine de mètre et qu’est-ce qu’on tombe, on tombe sur une sorte de  un hangar, à l’époque ça se faisait, sûrement il faisait de la sous-traitance, c’était un bonhomme qui faisait des pains au chocolat, des croissants, il faisait que de la croissanterie sûrement pour des boulangeries ou des restaurants, alors le bonhomme se retourne, il voit deux gamins devant sa porte, il charge un sac avec une dizaine de pains au chocolat et il nous les tend, alors je vous dis pas la bombance, donc on se régale ma soeur et moi, mais le problème c’est que pendant deux ou trois ans, tous les jours on aurait jamais loupé le rendez-vous, parfois je voyais sa tête qu’il était exaspéré mais il nous donnait toujours tous les jours une dizaine de pains au chocolat, alors ce monsieur je connais ni son nom, ni son adresse, mais quand le croque-mort l’emporte, comme dit Brassens, qu’il l’emporte à travers ciel au Père Eternel, voilà un bon gars, vous vous rendez-compte, hein, pendant deux ou trois ans il nous a donné Dix pains au chocolat, en pleine guerre d’Algérie, à l’époque ou il fallait longer les murs, ce bonhomme là  sans dire un mot, il nous a gavé en pains au chocolat, en croissant et en chausson aux pommes. Merci monsieur !

Mohamed & le monde

Ben c’est simple comme bonjour, c’est des lois  ancestrales, qui sont valables dans les quatre coins du monde : il ne faut pas faire aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse ! C’est simple comme bonjour, on est d’accord, et il faut respecter les us et coutumes des gens, pour peu qu’elles ne portent pas atteintes aux Droits de l’Homme, tout simplement.

Ecrire un commentaire

Vous devez vous connecter pour ajouter un commentaire.

3 begood questions

Comment vous faites-vous du bien ? Qui vous a fait du bien ? Comment faites-vous du bien au monde ?
3 questions pour s'interroger sur sa relation avec soi, avec les autres, et avec le monde.

Tous les Portraits

Participer

Pour rejoindre un atelier, ajouter une définition à la pop wisdom ou répondre aux 3 begood questions, faites-nous part de vos envies ou envoyez directement vos fichiers photo, texte, audio ou vidéo à
contact@begoodproject.org