Martin

Martin & Martin

Je crois que je me fais du bien a travers de mon travail personnel. Mon travail personnel c’est un travail comme artiste plasticien dans lequel je suis le chef et le dernier employé de la chaine. Faut dire que je suis un chef extrêmement sympathique et le dernier employé de la chaine aussi, et ils s’entendent très bien, alors je ne me fais pas trop de soucis. C’est qui veut dire que j’ai beaucoup de marge pour revenir sur mes décisions. Les discussions entre le chef et le dernier employé de la chaine – chose rare dans une entreprise – font que l’entreprise est fluide, dans le sens qu’on est pour le même…on partage le même objectif – tant le chef comme le dernier employé de la chaine – qui est de réussir à créer, de réussir à …grandir.

Martin & les autres

Il y a beaucoup de gens qui me font du bien, qui m’ont fait du bien, et qui me font du bien quotidiennement, et je l’apprécie beaucoup et j’essaye de le rendre. Maintenant, un cas, un exemple ponctuel, je peux parler de mon père, qui m’a appris quelque chose qui a été très précieux dans ma vie, qui est relatif à l’effort. J’étais quelqu’un de très fainéant, très nonchalant, je voulais être mon propre chef mais je ne voulais pas travailler, c’était un peu l’adolescence quoi. Un beau jour mon père est parti vivre dans la Cordillera, il a acheté un terrain et il a planté des arbres pour vivre de ça, pour vivre de son travail. Moi je l’ai accompagné, j’ai abandonné l’école des beaux arts et je suis parti avec lui pour planter et j’ai appris le travail de la terre et j’ai vu son effort et il a réussi à me transmettre ça comme un exemple. Et comprendre que je pouvais être mon propre chef mais qu’il fallait que je sois aussi mon dernier employé. Que l’effort c’est quotidien, c’est tous les jours, c’est un combat, un merveilleux combat. Et je crois bien que j’ai cessé d’être un feignant. Maintenant je suis quelqu’un de travailleur et j’obtiens du plaisir du travail.

Martin & le monde

Je crois aux petits gestes, je crois au quotidien, je crois que j’essaye d’être sympathique, d’être attentionné, d’être élégant. Avec les gens que je croise quotidiennement. Ca va de gens que je ne connais pas aux gens que je connais, c’est la même chose. Ce n’est pas toujours facile, parfois on est en proie à ses propres fantasmes, ses propres angoisses, et on perd l’attention. Mais c’est un effort que j’essaye de faire, surtout d’être attentionné avec les gens qui m’entourent, de leur donner l’impression qu’ils existent, de les regarder dans les yeux.

(photos: alice sidoli)

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