Francesco

Francesco & Francesco

En fait la situation est simple, j’ai décidé un jour que tout ce qui arrivait était bien, voilà du moins tout ce qui m’arrivait à moi était bien, pour les autres c’est plus délicat, et que à priori donc je n’ai pas de …je n’ai plus vraiment de raisons d’être malheureux et que les choses sont bien faites etc. Et à partir de là tout est super simple parce que tout ce qui arrive est une preuve que les choses sont bien faites, que ça ne peut pas être une pure coïncidence, que c’est vraiment une chance de pouvoir vivre ça. Et puis, bien sûr les moments difficiles existent aussi mais quelque part on peut les intégrer dans le système et voir que finalement c’est toujours une manière de comprendre ce que c’est et d’explorer des nouvelles choses et ça rend aussi quelque part plus humain, donc finalement ça rentre dans le modèle et tout est bien.

Francesco & les autres

Il y a cette phrase de Yoav qui est un type que j’ai rencontré en Amazonie et que j’admire beaucoup parce que c’est quelqu’un qui n’a pas l’habitude de se protéger dans tout ce qu’il fait. Et un jour il m’a dit cette phrase qui est peut-être l’une des phrases les plus vraies que j’ai jamais entendu : « the only answer to fears is human warmth », « le seul remède contre la peur c’est la chaleur humaine » et cette phrase qui en même temps est un aveu d’impuissance, impuissance à résoudre vraiment un problème ou une difficulté, est ce qu’il y a de plus fort et de plus efficace pour transmettre toute l’empathie, tout ce qui fait finalement…tout ce dont on a besoin vraiment. Ca veut dire qu’on a tous vécu les mêmes choses et que…et qu’on est là, et qu’on comprend et qu’on sait ce que ça veut dire et c’est peut-être tout ce dont on a vraiment besoin dans ces moments là.

Francesco & le monde

Il y a quelques années j’avais fait une étude sur l’effet de serre et le principe de précaution et puis j’avais appris que prendre l’avion c’est comme si chaque passager faisait le trajet dans une voiture individuelle, c’est-à-dire que pour des émissions de gaz à effet de serre ça fait vingt fois plus qu’un bus et quarante fois plus qu’un train. Du coup je me suis dit que peut-être ça serait bien de commencer directement à appliquer soi-même les principes sans attendre tout le temps que ce soit les autres qui le fasse, c’est un peu une manière qui me paraît d’être cohérente par rapport à soi-même. Et heu…du coup j’ai arrêté de prendre l’avion en Europe. Donc ça veut dire que on peut aller de… traverser la France, traverser l’Italie, traverser… faire jusqu’à vingt, quarante heures de bus ou de train. Et heu…et ceci a été…m’a fait découvrir une nouvelle manière de voyager parce qu’en fait ça devient un style de vie, la manière de prendre du temps, d’arriver quelque part, de voir le paysage changer tous les cinquante kilomètres, voir tout ce qu’il y a dans les banlieues avant d’arriver dans villes et…maintenant finalement je trouve que ces déplacements c’est la meilleure partie du voyage.

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